La commune du Tampon a l’ambition d’implanter un parc culturel de loisirs autour des thèmes de la nature, de l’art, de l’image et du volcan.
Le parc thématisé, conçu comme un « enclos », est matérialisé par une boucle circulaire, figure du volcan réunionnais. « L’enclos des jardins du Volcan » est le lieu privilégié d’installations artistiques et scénographiques, de Land-Art.
Par l’installation de capteurs de brume, nous jouons avec toute la poésie de ces grands filets intégrés au paysage.
Notre démarche scénographique est nourrie de la puissance symbolique et poétique des éléments; en inscrivant le parc dans une évocation artistique du volcan, nous invitons les visiteurs-acteurs à vivre le scénario qui leur est proposé : celui de la genèse d’une éruption.
Notre parti propose de faire vivre aux visiteurs une boucle d’explorations. C’est un voyage porteur de rêve avec pour point de départ la Hague, vers l’Ailleurs, l’Inexploré, l’Espace. L’émotion est au cœur du parcours.
Le passage d’un espace à l’autre dans l’exposition permanente est matérialisé par des portes. Ces portes ont un rôle métaphorique et définissent des seuils identitaires.
Elles ouvrent vers d’autres dimensions dans l’espace et dans le temps permettant d’évoquer le cheminement de la connaissance, le passage d’une échelle de distance à une autre. Marquant le franchissement, elles donnent une dimension poétique et permettent de souligner la composante artistique et immersive des espaces scénographiés.
Le parcours Haribo, de la « fabrique » au « jardin des délices » : Le parcours des visiteurs est imaginé
comme une promenade séquencée. Les deux univers sont reliés par un jardin et un tunnel scénographié.
« La fabrique » est divisée en trois plateaux thématisés : Les ingrédients, la préparation et la maison de la famille Haribo. Le visiteur est plongé dans l’univers des sucres. La douce odeur sucrée se transforme petit à petit en nouvelles fragrances fruitées. Un canapé en tagada ? Une salle de bain de Carensac ? Une maison comme vous n’avez jamais osé la rêver ! Dame tartine peut en être jalouse !
Le jardin des délices offre un myriade de jeux : tobogans, murs d’escalade, bains de boules… dans une atmosphère récréative déclinant les bonbons phares Haribo.
Le parc de la Maison de la Vache qui Rit offre aux enfants des plus petits aux presque grands un parcours ludique en suivant le scénario en 5 séquences de la vie de la Vache qui Rit :
Dans les pâturages : la prairie et ses animauxde pâture, l’abreuvoir et l’engin agricole.
À la ferme, l’enclos des animaux de la ferme, la grange.
Au village des métiers : l’épicerie, la maison du livreur, la maison du dessinateur, la maison de l’emballeur, la maison du mécanicien de la fabrique, la place du village…
À la fabrique : la rivière de lait, la chaîne de fabrication, la cheminée, le déversoir, le moulage, le poste de commande, la mise en boîte, la livraison.
Enfin à la boutique : la boîte qui tourne, la « vache en pagaille », le parcours des portions.
L’esprit « Maison » se traduit par la diversité des espaces créés en concertation avec les architectes Reichen et Robert & Associés avec une attention toute particulière portée aux enfants.
Les caves d’origine racontent « un pays, une famille, un produit » illustrant l’histoire du Jura, de Lons, de la famille Bel et du fromage fondu mais aussi « un produit, un savoir-faire, une qualité » sous forme d’opéra industriel de maquettes animées et de projections vidéo.
L’escalier des contrefaçons, entre illusions optiques et graphiques mène au premier étage : une promenade s’offre aux visiteurs de surprise en surprise parcourant histoire, patrimoine du présent et de l’avenir.
L’éclairage, le son, l’audiovisuel sont au service des contenus et de la magie qu’inspire le monde de la Vache qui Rit.
Le récit pour tous de l’histoire du catharisme se développe dans sa dimension scientifique et dans sa dimension d’épopée en s’appuyant sur les collections muséales et sur les disciplines scientifiques telles que : géologie, archéologie, paléographie, généalogie, histoire, mythologie…
Les six modules thématisés du programme trouvent leur place dans des espaces dédiés qui marquent la dramaturgie du parcours de visite.
Grâce à un environnement particulier qui aide à la compréhension des enjeux chaque séquence prend la forme d’un prologue d’ouverture, un espace concentrique pour la présentation des forces en présence, la grande épopée du pog autour de la très grande maquette animée de projections, la descente vers le niveau bas pour suivre les forces du siège et sa fin, les salles aux volumes stricts pour les dernières étapes du parcours : la construction du château et du village, les imaginaires.
Les questionnements forment l’épilogue du récit de Montségur.
« Le Musée de site Aquae Segetae fait sienne l’ampleur du grand paysage. Implanté en partie haute du vallon qui descend vers les Vestiges du temple de la déesse, perceptible depuis les alentours, il fait écho au lointain et signale le lieu ».
Le volume du musée est une halle de plan rectangulaire couverte par une structure orthogonale et une charpente en bois, sur quatre files de douze poteaux.
La structuration des présentations s’appuie sur la topographie et l’orientation du site ; le plan de la ville romaine est la trame de la partition des espaces, favorisant pour le visiteur une perception orientée du site et du territoire avec pour objectif une «mise en scène de l’objet, en écho avec le site».
Les mobiliers cimaises, socles et tables apportent la souplesse requise pour accueillir des collections appelées à se renouveler et à se compléter, créant ainsi le vocabulaire d’un « musée outil » au service de l’archéologie en mouvement.
Le volume de la halle, de grande hauteur, forme un espace capable perceptible dès l’entrée par une vision en contre-plongée depuis le grand porche Est. La scénographie s’appuie sur la topographie, l’orientation et la valeur sensible du site, avec pour objectif une « mise en scène immersive et pédagogique en écho avec le site ». Elle organise les quatre thèmes de visite autour d’un espace immersif spectaculaire.
Le volume est métamorphosé par deux quais architecturaux accueillant les installations scéniques. La trace des rails pour les navires sortant du chantier naval sépare les deux quais et se prolonge sur l’esplanade.
L’espace d’immersion est composé de six faces d’images projetées, visibles dès l’entrée. Les projections sur des draperies scéniques de rétroprojection donnent à voir le paysage en mouvement, dedans et hors du volume.
Notre parti scénographique embarque le visiteur pour une traversée du marais de Saint Omer à la découverte de ce territoire entre Terres et Eaux, entre Flandre et Artois. Le parcours suit une logique de circulation en boucle : le visiteur peut décider d’aborder par la terre et par l’eau 5 thèmes majeurs. Les thèmes sont rassemblés autour du bacôve à l’échelle du géant Baptistin pour accueillir l’imaginaire des visiteurs du marais.
L’Atelier bacôve est en lien direct avec l’exposition permanente et met en parallèle la traversée réelle et la traversée imaginaire.
En résonance avec le projet architectural et paysagé, notre scénario se déroule le temps d’une journée, matérialisé par des dispositifs spécifiques des décors, des vitrines, des maquettes, des audiovisuels qui permettent de vivre une véritable expérience de visite, sensible, sensorielle, intelligible et enrichissante pour chacun des publics spécifiques.
Le discours scientifique proposé encadre les paysages identifiés de la Baie de Somme : le milieu « terrestre » qui regroupe les bas-champs et marais d’eaux douce et saumâtre, le milieu marin avec son cordon littoral et la Pointe du Hourel, enfin la baie elle-même avec ses vasières et prés salés (slikke et shorre).
Telle une boussole, l’organisation de la Maison de la Baie s’oriente et s’inscrit dans son environnement géographique. Ainsi, le parcours du visiteur respecte l’orientation des grands paysages et explore la Maison comme un calque posé sur la Baie.
Au sortir du bâtiment, sous la verrière du grand patio lumineux, se reflète le ciel sur les surfaces de la grande carte qui se déploie en jardin-paysage.