Arc-en-Scène, Architecture et scénographie

CHÂTEAU DE JOUX – PROJET RENAISSANCE GALERIES MUSÉALES

Le projet « Renaissance » vise à revitaliser et à renforcer le rôle, l’attractivité et l’influence culturelle, touristique et scientifique du Château de Joux. Ce projet va réinscrire ce site historique dans une dynamique contemporaine tout en valorisant son patrimoine exceptionnel. La scénographie du projet Renaissance englobe de nombreuses compétences qui contribuent à l’élaboration d’un projet percutant, contemporain dans le respect des enjeux, du programme et des espaces existants.

Nous nous sommes profondément inspirés des axes proposés dans le programme qui nous ont semblés déterminants pour notre proposition scénographique intimement liée au projet architectural. Nous proposons de développer un récit captivant pour tous les publics pour les inciter à plonger dans l’Histoire et les histoires du Château de Joux. Entre Grande Histoire et vie quotidienne, les visiteurs déambulent en boucle à travers un parcours exceptionnel …

Nous souhaitons matérialiser l’expression des portes du temps pour découvrir grâce à la mise en scène des seuils, des passages entre les enceintes, l’histoire millénaire du château de Joux.

MUSÉE DE LA SOCIÉTÉ DE PLANTATION ET DE L’ESCLAVAGE

La visite du site est organisée comme un parcours pluriel, à composer par les visiteurs qui sont équipés d’écouteurs au son binaural et de tablettes intégrées dans un bertelle. Les outils d’aide à la visite permettent de choisir les parcours pour leur durée ou leur thématique, ils sont le support d’autres langues pour les visiteurs étrangers et un outil de captation pour enregistrer les « souvenirs personnels du parcours ».

Chaque entité muséale : Chapelle Pointue, espace d’initiation, longère, hôpital, ruines de l’usine, maison de maîtres et ses annexes, est entourée de jardins thématiques qui constituent la septième entité de visite.

La mémoire immatérielle du domaine s’inscrit dans la culture orale réunionnaise : histoires, chants et danses. Tout au long du parcours, des gardiens de la mémoire accompagnent les visiteurs, leurs voix se déclenchant point par point pour témoigner de l’histoire, incarner des personnages ou conter des légendes. Ces points d’écoute sont signalés par un bâton-fétiche planté au sol, inspiré des traditions africaines et malgaches.

RÉAMÉNAGEMENT DE L’ABBAYE DE SYLVANES

Le projet de scénographie au sein du bâtiment d’accueil a pour objectif d’installer l’Abbaye de Sylvanès comme un point rayonnant de la région Occitanie.

Nous proposons plusieurs dispositifs cadrés sur trois échelles d’étude : régionale, locale et architecturale, permettant à tous les acteurs de l’Abbaye de s’approprier les supports de médiation. Privilegiant des dispositifs « hors écrans », maquettes, extraits de matériaux, lecture et son.

La scénographie donne les clefs de compréhension d’un territoire riche et complexe. Elle rend intelligible un paysage façonné par les pratiques des Hommes, qu’elles soient culturelles, culturelles, religieuses ou paysannes.

Les dispositifs scénographiques relient les systèmes de territoires naturels et fabriqués pour mettre en relief la préservation d’une terre ressource. Après cette première appréhension du site, les visiteurs choisissent leur expérience : parcours libre, avec ou sans audioguide, ou parcours en groupe accompagné d’un animateur.

Perspective: © Antoine Dufour Architectes

RECONSTRUCTION DU REFUGE DU PITON DES NEIGES

Une signalétique d’orientation informative ponctuelle et discrete.
Accompagner les randonneurs tout au long de l’ascension.

Le projet de scénographie a pour objectif de mettre à disposition des randonneurs une lecture sensible du paysage : géomorphologie, biotopes, biocénose, espèces endémiques et histoires humaines à travers une approche engagée, responsable et sensible pour concilier création, écologie et bâti.

La scénographie compose avec le réel afin de construire un récit, un espace de connaissance et de réflexion pour le randonneur à travers des dispositifs de médiations simples et respectueux du site : cartographies en relief, maquettes, matériauthèques, graphisme, fresques d’orientations, cadrages informés et enfin des outils d’observation. Les installations sont simples, modifiables et ponctuées de curiosités. Elles font sens dans leur matérialité et leurs reliefs.

En effet, nous souhaitons dessiner des dispositifs simples et «hors écrans». L’architecture en harmonie avec ce site exceptionnel est un outil exemplaire de transmission pédagogique.

RESTAURATION ET MISE EN VALEUR DES FOLIES SIFFAIT

Belvédère sur l’horizon du Pays Nantais et sur la lumière des reflets de la Loire ; rocher remodelé à partir de sa propre pierre extraite sur place ; dédale de terrasses polymorphes domptant l’inclinaison de la pente naturelle pour offrir des parcours multiples sans itinéraire prédéterminé ; éperon sculpté en lévitation au milieu des coteaux viticoles, dissocié des berges du fleuve et du chemin de halage par le talus ferroviaire et le passage répété des trains ; le site des Folies Siffait demeure un secret qui traduit le mystère du temps qui passe, à la fois impermanent et immuable.

Les Folies Siffait ont une triple appartenance : celle de ses au-teurs, celle de la « nature » qui s’y est forgé un refuge, et celle de tous ceux qui, en parcourant le site et sans en voler l’âme, se plongent dans le très grand bonheur d’une irrépressible distraction subjective, y trouvant aussi ce qu’ils y apportent.

Notre souhait est de permettre aux publics de rentrer dans ce récit, ces témoignages, et de découvrir les usages, les histoires, qui forgent la mémoire vivante des lieux.

MISE EN VALEUR PAYSAGÈRE ET SCÉNOGRAPHIQUE DE L’ÎLOT TIVOLI SAINTE ANNE

Pour dessiner le projet scénographique en osmose avec le projet paysager et architectural, nous nous sommes plongés dans l’histoire du site, son patrimoine architectural remarquable, pour contribuer à entrer en résonnance avec son potentiel paysager et culturel. L’enjeu est bien de mettre en valeur « la richesse, l’identité et les spécificités du lieu ».

Le projet scénographique répond à l’enjeu de valorisation de la richesse et de l’héritage du site ; il contribue à ordonner et structurer le site « en lui donnant une identité et en améliorant sa lisibilité auprès des touristes et des dijonnais ».

La coupole s’est imposée comme le repère de l’îlot. Nous avons joué avec ses déclinaisons graphiques, les matériaux identitaires de la coupole. Nous avons opté pour une représentation de la coupole sur un matériau noble, un trait gravé sur une plaque de métal doré.

L’héritage des siècles passés sur cet îlot en fait véritablement ce lieu unique à Dijon que nous souhaitons profondément mettre en valeur tout en l’inscrivant dans le mouvement de la vie contemporaine.

CONSTRUCTION D’UN ESPACE SCÉNOGRAPHIQUE SUR PAUL GAUGUIN

L’exposition permanente : « Sur les traces de Paul Gauguin en Polynésie » s’intègre au projet de
l’ architecte Xavier Dogo implanté au cœur du jardin botanique de Papeari à Tahiti.

Le parcours de l’exposition permanente est une invitation à rencontrer Paul Gauguin au moment de son séjour Polynésien. La rencontre de Gauguin avec la terre et la culture polynésienne a engendré la création de chefs d’œuvre picturaux mais aussi une production abondante de textes. Notre vision du parcours de visite est une entrée en voyage avec Gauguin; les visiteurs entrent dans une immersion sensorielle complète.

Les sept séquences du parcours sont sept espaces singuliers ayant chacun son identité, parfois ouverts sur le paysage, parfois refermés sur eux-mêmes en rupture pour évoquer d’autre lieux ou d’autres préoccupations.

Les césures entre chaque entité donnent à voir le jardin et reconnectent les visiteurs avec la beauté du paysage polynésien. Au fur et à mesure du parcours de découverte de l’artiste, une fusion opère avec le paysage et l’âme tahitienne.

MUSÉE DE LA RÉSISTANCE

Le musée de la Résistance situé à Mussy sur Seine est un musée citoyen dont le rayonnement s’étend
à tout le territoire de l’Aube et au delà.

Le parcours est défini en 3 séquences :

• La séquence 1 : L’engagement
• La séquence 2 : La vie au maquis
• La séquence 3 : Les conséquences
de l’engagement.

Depuis la rue, le musée est un signal par son volume, par le matériau utilisé (l’acier cortène)
et constitue déjà un repère pour le public.

La notion même de Résistance résonne au présent et s’ancre dans l’actualité. La séquence 2 est la plus emblématique du musée et illustre le maquis par une atmosphère maîtrisée évoquant la clandestinité, l’action mais aussi la répression. Un campement de fortune est évoqué au cœur du maquis; la vie quotidienne est au cœur de notre préoccupation pour que cet espace permette au visiteur une immersion sensible et une compréhension éclairée de la vie au maquis.

HÔTEL DE LA MARINE

En 2014, les pouvoirs publics confient au Centre des Monuments nationaux l’Hôtel de la Marine, souhaitant pour la première fois ouvrir largement ce patrimoine exceptionnel au public, contribuant ainsi au rayonnement de la France.

Le parcours de visite se déploie au « bel étage », concentrant les espaces à la plus forte valeur patrimoniale, dans la logique de l’architecture classique du XVIIIe siècle.

Arc-en-Scène et Karine Chaunac rédigent deux scénarii de visite en son binaural :

« Siècle des Lumières » — une immersion dans les appartements, leurs usages et la société du XVIIIe siècle.

« Voyages dans le temps » — un récit sonore des événements marquants de l’histoire du bâtiment à travers plusieurs siècles.

MUSÉE BONNAT HELLEU

À la demande des architectes Brochet Lajus et Pueyo, Arc-en-Scène reprend le projet scénographique en phase PRO pour le musée Bonnat Helleu, qui rouvre ses portes sur la rue des Musées.

Le musée d’origine est complété dans sa géométrie conçue autour du patio central : une nouvelle salle majeure en balcon sur cour équilibre le parcours, à la place de l’amphithéâtre des années 50.

Les visiteurs retrouvent le musée Bonnat comme si rien n’avait changé — et pourtant : les mosaïques réapparaissent, le parcours autour du patio des donateurs s’est épaissi, et la nouvelle salle majeure, inédite, paraît pourtant avoir toujours existé ici.

Des conditions favorables sont créées pour que s’établisse un dialogue entre les œuvres et le public, pour un apprentissage du regard.