Arc-en-Scène, Architecture et scénographie

OSTRÉAPOLIS

PAYSAGE HORIZONTAL ET VERTICAL, révéler les lignes et les mouvements.

La scénographie propose une lecture du paysage sensible, émouvante et immersive : de l’échelle microscopique au grand territoire, balancé au rythme des marées et des saisons. Elle positionne le visiteur comme observateur et acteur.

La ligne d’horizon, limite entre ciel et terre, est positionnée à hauteur d’œil et révèle les lignes mouvantes : flottaison, haute et basse mer. Véritable travelling vertical et horizontal, la scénographie explore les sous-sols, la terre, les vases et le ciel, et souligne l’action des marées du Golfe et ses activités : pêche, ostréiculture, plaisance, saliculture, faune et flore.

Tablette numérique en main, le visiteur entre dans l’exposition permanente pour découvrir la richesse d’un territoire façonné par l’homme.

Un sas introductif prépare son parcours, tandis qu’un compagnon de visite numérique propose une approche ludo-éducative à travers les différents pôles de l’exposition.

CRÉATION D’UNE MAISON DE SITE

La maison de site de la forêt de Saoû prend place dans l’ancienne Auberge des Dauphins.

Ce lieu va vivre plusieurs mutations : une mutation d’usage, en devenant un espace d’introduction à la forêt, ainsi qu’une mutation des regards sur l’auberge, elle devient une porte d’entrée du site pour une découverte ce nombreux sujets tant sur la nature que sur les patrimoines.

La forêt est le sujet majeur.

Le parti scénographique propose de faire découvrir aux visiteurs la ligne de crête du synclinal de Saoû.

En franchissant l’entrée dans la première partie d’exposition, ils découvrent une grande paroi silhouette qui se déplie et organise les différentes thématiques.

Ce « paravent du savoir » est une strate verticale de matériaux translucide. Elle permet de comprendre la silhouette du massif et d’orienter les visiteurs sur la toponimie de ce massif exceptionnel.

CENTRE D’INTERPRÉTATION DE L’ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE

Arc-en-scène est le mandataire de l’équipe de maitrise d’œuvre pour l’aménagement architectural et scénographique du futur Centre d’interprétation de l’architecture et du Patrimoine de la Ville de Dijon. « S’intégrer à la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin, projet culturel et urbain »,
Porter l’image de la métropole dijonnaise au sein de la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin le CIAP répond à de multiples ambitions.

Notre approche scénographique répond à la volonté de créer un équipement innovant porté par des supports multiples destinés à exprimer l’essence de l’identité urbaine de Dijon ville ô combien vivante dont la puissance est enracinée dans un Terroir et un Territoire d’exception qui a su effectuer une mutation dans le monde contemporain par une vision prospective.

Susciter l’imaginaire et offrir une dimension poétique intrinsèque à notre approche de la scénographie, tel est notre souhait.

Crédits photographiques : © Philippe Maupetit-Ville de Dijon

PORTRAIT D’UNE MUTATION DE L’HÔPITAL GÉNÉRAL À LA CITÉ INTERNATIONALE DE LA GASTRONOMIE ET DU VIN

Arc-en-scène est le mandataire de l’équipe de maitrise d’œuvre pour l’aménagement architectural et scénographique du 1204, Centre d’interprétation de l’architecture et du Patrimoine de la Ville de Dijon.

Arc-en-Scène a conçu l’exposition temporaire Portrait d’une mutation : de l’hôpital général à la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin ouverte du 1er juin au 7 novembre 2022. Cette exposition révèle la transformation du site de l’hôpital général depuis la fermeture des services hospitaliers jusqu’à l’ouverture de la Cité internationale de la gastronomie et du vin. Un dispositif en leporello retrace les travaux entrepris depuis 2012 en donnant la parole à différents acteurs clés du projet sous forme d’interviews.

Le dispositif sonore des «voix de l’hôpital» restitue la mémoire des personnes qui ont fréquenté et œuvré en ce lieu au cours des dernières années de son fonctionnement.

Enfin, l’installation centrale ponctuée d’objets collectés sur le site orchestre les photographies d’Alexis Doré pour exprimer le « temps zéro » du chantier.

GROTTE COSQUER – CENTRE D’INTERPRÉTATION

Le bâtiment très reconnaissable de la Villa Méditerranée affirmera sa nouvelle identité et sa nouvelle destination. Les façades du bâtiment afficheront le nom de « Grotte Cosquer 2 ».

Le pingouin, symbole de la grotte, sera représenté sur la façade visible de la passerelle entre le fort Saint-Jean et le Mucem. La proposition de l’équipe transforme la Villa en un lieu de patrimoine, de science en action et de rencontre, vivant et populaire.

Dans le sous-sol de la Villa une véritable reproduction de la grotte Cosquer sera réalisée en parcours immersif par les équipes de Kléber Rossillon. Extérieurement, la Villa Méditerranée sera transformée par la création architecturale du cabinet Vezzoni : une passerelle sinueuse flottant sur l’eau, à laquelle sera amarré le bateau de la découverte d’Henri Cosquer. La scénographie du centre d’interprétation est confiée à Arc-en-Scène. Il est dédié au monde de la plongée et de la montée des eaux. Il se développera sur deux niveaux et mettra en scène les temps de la grotte, 35 000 ans avant JC, et la géographie terrestre et humaine de notre futur proche dans le monde méditerranéen.

TE FARE NATURA

L’architecture du Fare Natura a été conçue par l’architecte Jacques Rougerie comme une conque posée entre la baie et la vallée d’Opunohu. Le Fare entre mer et montagne est longé par le canal reliant le centre de recherche du Criobe aux eaux du lagon. Le jardin est le premier contact avec le Fare.

Un tiki trouvé au coeur de Moorea retrouve sa vallée d’origine, Opunohu, à l’entrée du Fare.

L’exposition débute par une installation symbolisant l’accueil des habitants de l’île. A l’entrée de l’exposition se dressent face aux visiteurs trois grands tambours polynésiens en bois de kohu. Les voix polynésiennes narrent les deux grandes légendes de l’île. Cette mélopée est accompagnée de grandes illustrations représentant les deux thématiques des légendes : L’histoire du lézard de Moorea et celle de la pieuvre. Au centre, une gravure illustre leur monde « du fond du lagon à la pointe des montagnes ». Deux grandes thématiques scénographiques sont développées sous forme d’installations spectaculaires. A l’est (côté lagon), dans un buisson de couleurs et de transparences chatoyantes, le cœur du corail se matérialise par une superposition de gravures réalisées sur des plaques de verre courbées.

MUSÉE INGRES BOURDELLE

Les collections des deux illustres Montalbanais, le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres et le sculpteur Antoine Bourdelle sont réorganisés dans l’ancien Palais épiscopal du 17ème siècle.

La réhabilitation du musée nécessite la création de nouveaux espaces d’accueil, la réorganisation thématique des collections et la mise en place d’un nouveau circuit de visite adapté à tous les publics. 

Le parcours scénographique crée « une marche en avant ». Ainsi se succèdent les salles dédiées aux expositions temporaires au rez-de-chaussée, puis la découverte des voutes du sous-sol qui abritent les œuvres de Bourdelle. Le premier niveau nous conduit à la découverte de Jean-Dominique Ingres, de ses jeunes années, de son atelier, et d’une vaste salle de peintures aux murs rouge carmin qui dévoile ses chefs-d’œuvre, et tout particulièrement « Madame Gonze » et « le songe d’Ossian ». Les collections privées de l’artiste et la présentation de ces élèves complète l’ensemble. Au second niveau, après un temps réservé à l’histoire de la peinture, la salle des dessins révèle et valorise lexceptionnelle collection de Montauban.

LÉONARD DE VINCI, PEINTRE ET ARCHITECTE

Le corps de bâtiment envisagé pour l’installation d’une scénographie autour de la thématique «Léonard de Vinci, peintre et architecte» est dénommé «le Laboratoire». Le volume de pierre, rythmé par des modénatures de briques, présente un profil très étroit qui s’étire le long de la rivière Amasse.

Sa réhabilitation réinterprète une gravure du 19ème siècle en y intégrant les nouvelles fonctionnalités scénographiques. Les deux niveaux définissent deux longues galeries à l’identité propre. Chacune provoque une émotion particulièrement mémorable : La douce intimité d’un atelier éclairé par une verrière lumineuse révèle les recherches architecturales de Léonard, un espace immersif lui succède, révélant l’explosion picturale de la grande fresque animée du « musée idéal ».

La conception de la scénographie du «Laboratoire» se veut le révélateur et le guide pour mettre les visiteurs au contact de la pensée et des méthodes «Léonardiennes».

MAISON DU PATRIMOINE

Comment faire partager à des visiteurs novices cet intérêt pour un patrimoine, un lieu et un territoire singuliers ?

Nous pensons que c’est en combinant les moyens architecturaux, spectaculaires et multimédias, en les associant pour révéler l’intérêt de détails, en développant une intrigue qui implique chacun selon son niveau de connaissance avec les moyens de l’interactivité personnalisée, en faisant vivre en ce lieu une expérience inédite.

Chaque salle est dédiée à une thématique et constitue un univers scénographique à part entière.

La diversité des ambiances développées dans chaque salle s’oppose volontairement à l’aspect unique du grand volume de l’escalier monumental (MH). Celui-ci constitue un espace thématique traversant qui réunit les différents thèmes et porte l’unicité du site.

MAISON DU LAC DE GRAND-LIEU

Le centre d’éducation à l’environnement se développe en deux grandes entités : le Centre et la Maison Guerlain.

Le Centre est consacré à l’approfondissement et à la compréhension du réseau d’interdépendance permettant le maintien et le développement de la vie mais aussi les notions de diversité, de territoire du Lac de Grand-Lieu.

La scénographie se développe autour d’un nid et d’un herbier flottant. Une structure en bois trame les sous espaces et les différentes séquences de visite.

Enfin, séquence clé de la visite, poétique et onirique, les visiteurs s’approchent du lac grâce à la Maison, comme si elle incarnait le lieu de la rencontre du sauvage et du domestique se découvrant au fil des pièces dans son identité doublement magique, étrange et fascinante.