Le nouveau Pôle Océanographique Aquitain prend place le long du port d’Arcachon. Le bâtiment phare, le rocher, accueille le Musée Aquarium.
L’histoire du bassin d’Arcachon est mise en scène autour des milieux marins restitués par de grands aquariums. Au-dessus des visiteurs une pinasse flotte sur la surface de l’eau, le public pénètre directement sur les fonds sableux du bassin et plonge dans l’histoire de la formation géo-morphologique, des équilibres écologiques, des habitats et des habitants de ce milieu si particulier.
Les collections constituées par la Société scientifique d’Arcachon depuis 1867 prennent place dans le grand hall du Pôle Océanographique où de très hautes vitrines réparties sur trois niveaux se lisent comme les pages illustrées d’un grand livre ouvert.
La Tapisserie de Bayeux témoigne d’un monde en pleine évolution. Telle une véritable épopée, elle met en scène un conflit qui va changer le cours de l’histoire européenne, mêlant histoire et légende dans un récit à la fois héroïque et sublime.
Délicatement inscrit dans son écrin architectural, le parcours se déploie de manière sensible pour accompagner les visiteurs dans la découverte de ce trésor.
Nous leur proposons de « Plonger dans la matière cheminer vers la lumière ». La composition verticale en trois registres nous a profondément inspirés, comme un écho au concept « d’art dans les marges » de Michael Camille.
Ces marges permettent de mettre « en perspective une vision élargie du monde créé par Dieu. Au-delà, les marges s’évident parfois pour laisser place à un élargissement de l’espace narratif principal, tout en maintenant leur fonction d’encadrement du récit ».
« L’île de La Réunion est devenue au fil du temps un territoire de la convergence, de la rencontre, du partage de cultures multiples, européennes et extra-européennes. »
Notre approche du site exceptionnel de Villèle s’est cristallisée autour d’un axe est-ouest, parallèle aux longères comme un trait d’union entre des mondes que tout opposait. Cet axe, inscrit dans le paysage, crée un nouvel équilibre et permet de re-découvrir le site dans toute sa richesse.
Associé à l’axe Nord-Sud défini par la chapelle pointue et la tour de la sucrerie, notre projet forme une « boussole » pour une lecture éclairée de l’Habitation de Villèle, entre ravine et kan.
En interrogeant la géographie et la toponymie de l’île, nous avons créé des formes de tissage par les lignes des cheminements et les points des stations à l’échelle du paysage, du bâti et de l’histoire, dans le plus grand respect de sa mémoire.
L’église et le cloître de l’ancienne abbaye Saint Pierre de Moissac sont une composante des : « Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France » classé au titre du Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO depuis 1998.
L’objectif du projet est d’améliorer la visite de ce haut lieu de l’art roman.
Les collections classées Musée de France pourront se déployer dans le bâtiment de l’aile est du cloître et retraceront l’histoire de la création et du développement de monastère.
Les dommages de la Révolution et du tracé ferroviaire puis le redécouverte et le sauvetage du monastère concluront l’aspect historique.
Le parcours se poursuit par la visite de l’abbatiale, de son Narthex, du clocher.
Au cœur du quartier du marais historique, le Musée Carnavalet témoigne dans ses formes architecturales et urbaines à la fois, d’une époque, d’un mode d’habiter et l’adaptabilité des hôtels particuliers classiques à un usage muséographique.
L’enjeu de connecter le Musée à cet ancrage géographique, historique et géopolitique est primordial. Sa réhabilitation vise à sa transformation en un musée de l’histoire de Paris, des origines à nos jours.
Dans la visite du musée, les « period rooms » produisent une forte émotion. La découverte de ce patrimoine permet d’ouvrir une porte sur le passé.
La possibilité de ménager l’émotion, la fraîcheur d’un état, les stigmates du temps sont autant de défis à relever.
Carnavalet deviendra un lieu de convergence pour tous les publics désireux de comprendre Paris, il sera la clé de décryptage, le passage indispensable pour s’initier aux secrets de la Ville Capitale.
La réhabilitation de l’ancien évêché, devenu musée à la révolution, entreprend la réorganisation des collections sur trois thèmes : Archéologie, Arts d’Afrique et d’Océanie et Beaux-Arts. Une extension accueille les expositions temporaires et les départements techniques de conservation.
La voûte de pierre de la crypte accueille les collections archéologiques. La collection des arts du Maghreb, d’Afrique et d’Océanie prend place dans les volumes du 1er niveau. Au dernier niveau, la section Beaux-Arts s’installe dans les traces
de la décoration des salons du XVIIIe siècle.
La scénographie utilise la couleur comme identification et repérage des collections.
Le parti scénographique s’inscrit dans l’esprit industriel du lieu en harmonie avec le parti architectural proposé pour raconter l’aventure technique et humaine des marais salants.
Les parois de verre forment un écrin pour le bâtiment existant mis en valeur par l’éclairage. La scénographie organise l’espace en regard des thématiques valorisant le patrimoine et l’histoire des métiers du sel.
L’histoire du marais de Guérande est racontée par les objets témoins des deux derniers siècles. Un théâtre interactif associe cartographies et illustrations animées, tandis que les gestes du paludier sont restitués à l’échelle humaine.
La visite se conclut par deux éléments spectaculaires : la machine à laver le sel et la reconstitution d’un habitat paludier.
Le musée d’archéologie et d’histoire propose un parcours de visite s’organisant en résonance avec les vues offertes sur la ville.
Le musée constitue un observatoire. La muséographie s’intègre à l’architecture avec clareté. Cinq familles de mobilier se déclinent en s’adaptant à chaque espace et aux objets présentés.
Le circuit essentiel donne une vision synthétique des collections dans un ordre chronologique.
Il est ponctué d’objets phares et aboutit à l’espace réservé à la présentation de l’émail Plantagenêt.
Des chemins d’approfondissement constituent le second niveau de visite. La référence des sciences archéologiques est repérable dans le « livre ouvert » des métiers, les trésors sont mis en valeur dans un écrin.
Des installations scénographiques animent les thématiques principales.
Des installations scénographiques ponctuent le musée d’archéologie et d’histoire : elles s’intègrent dans le parcours de la visite et magnifient ou animent une dizaine de thématiques.
« Les bellatores » revivent sur les parois architecturales de l’espace consacré aux gisants.
Autour du four à réduction paléolithique, ombres, lumières et craquements vibrent autour du foyer rougeoyant de scories en fusion.
Les visiteurs suivent sur une grande carte interactive du monde gallo-romain les trajets effectués par les céramiques, de leurs lieux de fabrication jusqu’au Mans.
L’esprit « Maison » se traduit par la diversité des espaces créés en concertation avec les architectes Reichen et Robert & Associés avec une attention toute particulière portée aux enfants.
Les caves d’origine racontent « un pays, une famille, un produit » illustrant l’histoire du Jura, de Lons, de la famille Bel et du fromage fondu mais aussi « un produit, un savoir-faire, une qualité » sous forme d’opéra industriel de maquettes animées et de projections vidéo.
L’escalier des contrefaçons, entre illusions optiques et graphiques mène au premier étage : une promenade s’offre aux visiteurs de surprise en surprise parcourant histoire, patrimoine du présent et de l’avenir.
L’éclairage, le son, l’audiovisuel sont au service des contenus et de la magie qu’inspire le monde de la Vache qui Rit.