L’objectif du projet est de conserver l’intégrité du parc écologique de la Barre « identifié comme remarquable par l’intérêt de son patrimoine naturel », de créer un pôle d’intérêt majeur pour le grand public pour le sensibiliser à une démarche « expérimentale innovante ».
La réponse proposée s’articule autour de trois thèmes :
– une galerie active regroupant différentes fonctions de la Maison de l’environnement.
– le pilote, média d’initiation du Parc écologique.
– le parc et son parcours évolutif.
Trois thèmes majeurs forment le parcours initiatique dans la galerie avant de visiter le Parc de la Barre :
– La palette artistique de la Nature.
– La confrontation des nappes d’eau douce et d’eau salée.
– La reconnexion du lac Nord avec l’Adour.
La réhabilitation de l’ancien évêché, devenu musée à la révolution, entreprend la réorganisation des collections sur trois thèmes : Archéologie, Arts d’Afrique et d’Océanie et Beaux-Arts. Une extension accueille les expositions temporaires et les départements techniques de conservation.
La voûte de pierre de la crypte accueille les collections archéologiques. La collection des arts du Maghreb, d’Afrique et d’Océanie prend place dans les volumes du 1er niveau. Au dernier niveau, la section Beaux-Arts s’installe dans les traces
de la décoration des salons du XVIIIe siècle.
La scénographie utilise la couleur comme identification et repérage des collections.
Le parti scénographique s’inscrit dans l’esprit industriel du lieu en harmonie avec le parti architectural proposé pour raconter l’aventure technique et humaine des marais salants.
Les parois de verre forment un écrin pour le bâtiment existant mis en valeur par l’éclairage. La scénographie organise l’espace en regard des thématiques valorisant le patrimoine et l’histoire des métiers du sel.
L’histoire du marais de Guérande est racontée par les objets témoins des deux derniers siècles. Un théâtre interactif associe cartographies et illustrations animées, tandis que les gestes du paludier sont restitués à l’échelle humaine.
La visite se conclut par deux éléments spectaculaires : la machine à laver le sel et la reconstitution d’un habitat paludier.
Le musée d’archéologie et d’histoire propose un parcours de visite s’organisant en résonance avec les vues offertes sur la ville.
Le musée constitue un observatoire. La muséographie s’intègre à l’architecture avec clareté. Cinq familles de mobilier se déclinent en s’adaptant à chaque espace et aux objets présentés.
Le circuit essentiel donne une vision synthétique des collections dans un ordre chronologique.
Il est ponctué d’objets phares et aboutit à l’espace réservé à la présentation de l’émail Plantagenêt.
Des chemins d’approfondissement constituent le second niveau de visite. La référence des sciences archéologiques est repérable dans le « livre ouvert » des métiers, les trésors sont mis en valeur dans un écrin.
Des installations scénographiques animent les thématiques principales.
Des installations scénographiques ponctuent le musée d’archéologie et d’histoire : elles s’intègrent dans le parcours de la visite et magnifient ou animent une dizaine de thématiques.
« Les bellatores » revivent sur les parois architecturales de l’espace consacré aux gisants.
Autour du four à réduction paléolithique, ombres, lumières et craquements vibrent autour du foyer rougeoyant de scories en fusion.
Les visiteurs suivent sur une grande carte interactive du monde gallo-romain les trajets effectués par les céramiques, de leurs lieux de fabrication jusqu’au Mans.
Les immenses qualités du site nous ont conduit à tracer le projet muséal avec rigueur, simplicité et discrétion dans le respect des tracés d’origine de Charles Garnier.
Le site, à l’usage des chercheurs et des scientifiques, prend une nouvelle orientation : une ouverture au public.
Observatoire du ciel, de l’infiniment grand, le site est aussi l’Observatoire des Paysages. La scénographie du Grand Équatorial et du Petit Équatorial s’inspirent de la géométrie des lieux et de la fascination qu’ils suscitent pour le public en utilisant des procédés audiovisuels spectaculaires.
Les expositions temporaires dans le Grand Méridien sont réalisées avec un équipement de cimaises et de tables éphémères fixées aux poutres scénographiques réalisées en fibre de carbone. L’architecture intérieure et le design des aménagements neufs s’intègrent à l’existant, une écriture commune se décline en écho d’un bâtiment à l’autre.
L’exposition nationale Suisse, Expo 02, est construite sur 5 espaces d’exposition sur la terre et sur l’eau : 5 arteplages, Bienne, Morat, Yverdon, Neuchatel et celui du Jura. À Yverdon, le thème générique de l’arteplage est « Moi et l’univers » décliné sous le thème de la sensualité.
L’exposition « Le Jardin d’Eden – Fascination Santé », soutenue par F.Hoffmann-La Roche, partenaire de l’exposition, présente la santé comme une quête de la connaissance de soi. Elle est illustrée par l’allégorie du Jardin d’Eden et de l’Arbre de la connaissance.
Notre scénographie propose de révéler l’arbre de la connaissance par l’artifice d’une anamorphose.
À travers une expérience très subjective, les visiteurs découvrent l’image en mouvement de l’arbre, véritable guide vers la Source de la Connaissance et le Jardin d’Eden.
Notre parti propose de faire vivre aux visiteurs une boucle d’explorations. C’est un voyage porteur de rêve avec pour point de départ la Hague, vers l’Ailleurs, l’Inexploré, l’Espace. L’émotion est au cœur du parcours.
Le passage d’un espace à l’autre dans l’exposition permanente est matérialisé par des portes. Ces portes ont un rôle métaphorique et définissent des seuils identitaires.
Elles ouvrent vers d’autres dimensions dans l’espace et dans le temps permettant d’évoquer le cheminement de la connaissance, le passage d’une échelle de distance à une autre. Marquant le franchissement, elles donnent une dimension poétique et permettent de souligner la composante artistique et immersive des espaces scénographiés.
Le parcours Haribo, de la « fabrique » au « jardin des délices » : Le parcours des visiteurs est imaginé
comme une promenade séquencée. Les deux univers sont reliés par un jardin et un tunnel scénographié.
« La fabrique » est divisée en trois plateaux thématisés : Les ingrédients, la préparation et la maison de la famille Haribo. Le visiteur est plongé dans l’univers des sucres. La douce odeur sucrée se transforme petit à petit en nouvelles fragrances fruitées. Un canapé en tagada ? Une salle de bain de Carensac ? Une maison comme vous n’avez jamais osé la rêver ! Dame tartine peut en être jalouse !
Le jardin des délices offre un myriade de jeux : tobogans, murs d’escalade, bains de boules… dans une atmosphère récréative déclinant les bonbons phares Haribo.
L’esprit « Maison » se traduit par la diversité des espaces créés en concertation avec les architectes Reichen et Robert & Associés avec une attention toute particulière portée aux enfants.
Les caves d’origine racontent « un pays, une famille, un produit » illustrant l’histoire du Jura, de Lons, de la famille Bel et du fromage fondu mais aussi « un produit, un savoir-faire, une qualité » sous forme d’opéra industriel de maquettes animées et de projections vidéo.
L’escalier des contrefaçons, entre illusions optiques et graphiques mène au premier étage : une promenade s’offre aux visiteurs de surprise en surprise parcourant histoire, patrimoine du présent et de l’avenir.
L’éclairage, le son, l’audiovisuel sont au service des contenus et de la magie qu’inspire le monde de la Vache qui Rit.