Arc-en-Scène, Architecture et scénographie

MUSÉE DE LA SOCIÉTÉ DE PLANTATION ET DE L’ESCLAVAGE  |  VILLÈLE

Projet en cours

Musée de la société de plantation et de l’esclavage de Villèle | 2019 Concours lauréat | ACT en cours | 2026

Maître d’ouvrage | Département de la Réunion

Architecte mandataire | Les Ateliers Prévost

Architecte | BLP architectes

Paysagiste| Agence Folléa Gautier

Éclairagiste | 8.18

BET | INSET – Ingénierie Conception Maîtrise

Scénographe | Arc-en-Scène

Surface totale | 2 225 m2

Coût total | 32 578 K€

Coût scénographie | 2 454 K€

Photos/Perspectives | @Les ateliers Prévost et @Arc-en-Scène

La visite débute dans le nouveau bâtiment d’accueil contemporain. Cette première séquence prépare le visiteur à aborder une histoire complexe et douloureuse à travers des dispositifs scénographiques forts. Un écrin accueille les bustes moulés de personnes esclavisées, tandis que l’évocation de la cale d’un navire négrier permet d’appréhender les échanges commerciaux et le système à l’origine de la traite.

Le parcours se poursuit dans les bâtiments patrimoniaux. Maison de maître, hôpital et cuisine retrouvent leurs usages à travers la mise en scène de mobiliers, d’objets et de décors d’époque, constituant des « period rooms » qui donnent à percevoir la vie quotidienne sur le domaine.

Sur deux niveaux, la longère développe le récit de l’esclavage à La Réunion, de son introduction à son abolition, tout en interrogeant les traces et héritages culturels qui ont perduré. Témoignages sonores et audiovisuels, analyses de documents et iconographies ponctuent le parcours et permettent à chacun d’adapter sa visite : une lecture accessible et sensible pour le visiteur, ou une approche plus approfondie pour les chercheurs et les publics souhaitant explorer les sources et les documents présentés.

La matérialité de la scénographie participe pleinement à cette démarche. Le bois exotique et les enduits de terre composent une palette volontairement sobre, aux textures naturelles. Le choix de ces matériaux inscrit les aménagements dans un rapport sensible au territoire et au sol réunionnais, tout en préservant la présence des architectures existantes.

À l’extérieur, la découverte des vestiges de l’ancienne usine prolonge le récit et permet de comprendre l’activité qui a façonné le domaine pendant plusieurs décennies.

La scénographie accompagne ainsi la lecture d’un site historique complexe, en faisant dialoguer les lieux, les matières, les traces et les récits pour transmettre cette histoire avec justesse et sensibilité.