Arc-en-Scène, Architecture et scénographie

MUSÉE INGRES BOURDELLE

Dans l’ancien Palais épiscopal du XVIIe siècle, le musée Ingres accueille les collections des deux illustres Montalbanais, le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres et le sculpteur Antoine Bourdelle.

La rénovation du bâtiment vient offrir de meilleures conditions de présentation des collections et d’accueil du public. Les espaces du rez-de-chaussée sont dédiés à l’accueil des publics, aux expositions temporaires et à une librairie-salon de thé donnant en balcon sur le Tarn.

Une nouvelle organisation scénographique des espaces crée un parcours qui entraine les visiteurs à la découverte de Jean-Dominique Ingres et de ses élèves dans les étages supérieurs. Le premier niveau présente les jeunes années du peintre, son atelier puis une grande salle de peintures qui permet de redécouvrir ses chef-d’œuvre, et tout particulièrement « Madame Gonze» et « le songe d’Ossian ».

Les collections privées de l’artiste et la présentation de ces élèves complète l’ensemble. Au second niveau, restitué par le projet, après un temps réservé à l’histoire de la peinture, la grande salle des dessins révèle et valorise l’exceptionnelle collection de  Montauban.

LÉONARD DE VINCI, PEINTRE ET ARCHITECTE

Le corps de bâtiment envisagé pour l’installation d’une nouvelle scénographie autour de la thématique « Léonard de Vinci, peintre et architecte » fait partie de la friche industrielle Guilleminot, attenante au parc du Clos Lucé.

La conception de la scénographie du « Laboratoire » se veut le révélateur et le guide pour mettre les visiteurs au contact avec la pensée et la méthode « Léonardienne ».

La scénographie par le jeu des échelles, l’envoûtement des reproductions, la matérialité des maquettes facilite l’immersion des visiteurs dans les multiples projets de Léonard de Vinci.

Les trois niveaux définissent trois espaces à l’identité propre, dont chacun provoque une émotion particulièrement mémorable : à la douce intimité de l’espace dédié au dessin succède l’explosion picturale de la grande fresque animée du « musée idéal » et se conclue par l’harmonie lumineuse et monumentale des projets architecturaux.

MUSÉE BONNAT HELLEU

A la demande des architectes Brochet Lajus et Pueyo, Arc-en-Scène reprend le projet scénographique en phase PRO à la suite du muséographe Christian Germanaz. Le nouveau projet Bonnat Helleu rouvre ses portes sur la rue des musées.

Le musée d’origine est complété, et renforcé dans sa géométrie conçue autour du patio central : la nouvelle salle majeure qui prend place en balcon sur cour, à la place de l‘amphithéâtre des années 50, équilibre le parcours autour du patio; rien ne change dans les usages.

Les visiteurs retrouvent le musée Bonnat d’origine, comme si rien n’avait changé, et pourtant : les mosaïques réapparaissent, le parcours dans les étages autour du patio des donateurs, s’est épaissi sur cour, les combles invisibles ont fait place à la nouvelle salle majeure du musée. Inédite, elle parait pourtant tellement accrochée à la logique du musée d’origine, qu’il semble qu’elle a toujours existé ici. Des conditions favorables sont créées pour que le dialogue s’établisse entre les œuvres et le public pour un apprentissage du regard et un accès à la signification des œuvres.

HÔTEL DE LA MARINE

En décidant en 2014 de confier au Centre des Monuments nationaux l’Hôtel de la Marine après le départ de l’Etat-Major de la Marine Nationale, les pouvoirs publics ont souhaité que cet élément exceptionnel du patrimoine national soit, pour la première fois de son histoire, largement ouvert au public et qu’il contribue au rayonnement de la France par une approche innovante de la mise en valeur d’un certain nombre de composantes de l’excellence nationale.

Le parcours de visite patrimoniale de l’Hôtel de la Marine se déploie essentiellement au « bel étage », les espaces du monument présentant la plus forte valeur patrimoniale étant concentrés au premier étage, dans la logique même de l’architecture classique du XVIIIe siècle. Arc-en-Scène et Karine Chaunac s’associent pour rédiger deux des scénarii de visite parcourus en son binaural par les visiteurs.

Le parcours « siècle des lumières » : à travers une immersion dans les espaces, ce parcours se concentre sur l’époque où les appartements ont été aménagés, sur leurs usages et sur la société du XVIIIe siècle et le parcours «voyages dans le temps»: propose un récit sonore des événements et des thématiques marquants de l’histoire du bâtiment à travers plusieurs siècles.

 

MUSÉE DE LA RÉSISTANCE

Le musée de la Résistance situé à Mussy sur Seine est un musée citoyen dont le rayonnement s’étend à tout le territoire de l’Aube et au delà.

Le parcours est défini en 3 séquences :

  • La séquence 1 : L’engagement
  • La séquence 2 : La vie au maquis
  • La séquence 3 : Les conséquences de l’engagement.

Depuis la rue, le musée est un signal par son volume, par le matériau utilisé (l’acier cortène) et constitue déjà un repère pour le public.

La notion même de Résistance résonne au présent et s’ancre dans l’actualité. La séquence 2 est la plus emblématique du musée et illustre le maquis par une atmosphère maîtrisée évoquant la clandestinité, l’action mais aussi la répression. Un campement de fortune est évoqué au cœur du maquis; la vie quotidienne est au cœur de notre préoccupation pour que cet espace permette au visiteur une immersion sensible et une compréhension éclairée de la vie au maquis.

MUSÉE AQUARIUM DU PÔLE OCÉANOGRAPHIQUE AQUITAIN

Le nouveau Pôle Océanographique Aquitain prend place le long du port d’Arcachon. Le bâtiment phare, le rocher, accueil le Musée Aquarium.

L’histoire du bassin d’Arcachon est mise en scène autour des milieux marins restitués par de grands aquariums. Au-dessus des visiteurs une pinasse flotte sur la surface de l’eau, le public pénètre directement sur les fonds sableux du bassin et plonge dans l’histoire de la formation géomorphologique, des équilibres écologiques, des habitats et des habitants de ce milieu si particulier.

Les collections constituées par la Société scientifique d’Arcachon depuis 1867 prennent place dans le grand hall du Pôle Océanographique où des très hautes vitrines reparties sur trois niveaux se lisent comme les pages illustrées d’un grand livre ouvert.

MUSÉE DE BOUXWILLER

La restauration du bâtiment a permis de mettre en valeur l’ensemble de la charpente et des structures bois du XIVe siècle.

La scénographie s’adapte finement à l’architecture, profitant des niches, des alcôves, et des déclivités des espaces. Le mobilier est imaginé pour une présentation souple des collections : tables et vitrines scandent les présentations par thématique.

Les matériaux reprennent en écho ceux du bâtiment : un bois de chêne clair se détache des bois sombres d’origine, une métallerie sombre et graphique souligne les structures, les lignes horizontales et un colori chaud, en mi teinte, tapisse les écrins des œuvres.

Une médiation de textes, d’iconographies, de multimédias sonores et visuels et de jeux interactifs marquent les temps de réflexion, d’approfondissement ou de pose dans la découverte des collections.

MUSÉE DE L’ART ROMAN

L’église et le cloître de l’ancienne abbaye Saint Pierre de Moissac sont une composante des : « Chemins de Saint Jacques de Compostelle en France » classé au titre du Patrimoine mondial de l’Humanité par l’UNESCO depuis 1998. L’objectif du projet est d’améliorer la visite de ce haut lieu de l’art roman.

Les collections classées Musée de France pourront se déployer dans le bâtiment de l’aile est du cloître et retraceront l’histoire de la création et du développement de monastère. Les dommages de la Révolution et du tracé ferroviaire puis le redécouverte et le sauvetage du monastère concluront l’aspect historique. Le parcours se poursuit par la visite de l’abbatiale, de son Narthex, du clocher.

MUSEE CARNAVALET

Au cœur du quartier du marais historique, le Musée Carnavalet témoigne dans ses formes architecturales et urbaines à la fois, d’une époque, d’un mode d’habiter et l’adaptabilité des hôtels particuliers classiques à un usage muséographique.

L’enjeu de connecter le Musée à cet ancrage géographique, historique et géopolitique est primordial. Sa réhabilitation vise à sa transformation en un musée de l’histoire de Paris, des origines à nos jours. Dans la visite du musée, les « period rooms » produisent une forte émotion. La découverte de ce patrimoine permet d’ouvrir une porte sur le passé. La possibilité de ménager l’émotion, la fraîcheur d’un état, les stigmates du temps sont autant de défis à relever. Carnavalet deviendra un lieu de convergence pour tous les publics désireux de comprendre Paris, il sera la clé de décryptage, le passage indispensable pour s’initier aux secrets de la Ville Capitale.

MAISON DES ARTS ET DU PATRIMOINE

La création d’un musée et la restructuration de l’ancien restaurant « à la couronne » à Hoerdt sont un enjeu d’importance pour la communauté Hoerdtoise.

Le projet a pour ambition de matérialiser un lieu de mémoire civique autour des traditions agricoles et maraîchères qui ont fait la réputation du village.

Les asperges et le tabac sont les deux fleurons de ces produits. La scénographie prend place dans l’architecture réhabilitée et réinterprétée dans son emprise typique de ces parcelles de « fermes urbaines ».

Au premier niveau les visiteurs découvrent une installation permanente présentant le terroir et l’histoire de Hoerdt : la culture de l’asperge sous son aspect agricole et botanique et son économie, sa gastronomie, et la mise en valeur des mouvements coopératifs et festifs qu’elle a suscité.