Arc-en-Scène, Architecture et scénographie

MUSÉE INGRES BOURDELLE

Dans l’ancien Palais épiscopal du XVIIe siècle, le musée Ingres accueille les collections des deux illustres Montalbanais, le peintre Jean-Auguste-Dominique Ingres et le sculpteur Antoine Bourdelle.

La rénovation du bâtiment vient offrir de meilleures conditions de présentation des collections et d’accueil du public. Les espaces du rez-de-chaussée sont dédiés à l’accueil des publics, aux expositions temporaires et à une librairie-salon de thé donnant en balcon sur le Tarn.

Une nouvelle organisation scénographique des espaces crée un parcours qui entraine les visiteurs à la découverte de Jean-Dominique Ingres et de ses élèves dans les étages supérieurs. Le premier niveau présente les jeunes années du peintre, son atelier puis une grande salle de peintures qui permet de redécouvrir ses chef-d’œuvre, et tout particulièrement « Madame Gonze» et « le songe d’Ossian ».

Les collections privées de l’artiste et la présentation de ces élèves complète l’ensemble. Au second niveau, restitué par le projet, après un temps réservé à l’histoire de la peinture, la grande salle des dessins révèle et valorise l’exceptionnelle collection de  Montauban.

LA CÈNE DE LÉONARD DE VINCI POUR FRANÇOIS 1ER, UN CHEF-D’ŒUVRE D’OR ET DE SOIE

Dans la Halle « Eiffel » entièrement restaurée, Le Clos Lucé accueille pour célébrer le Cinq centième anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, une exposition autour de la tapisserie de la Cène réalisée à partir d’un carton inspiré de la Cène de Léonard de Vinci à Milan.

Ce prêt prestigieux des Musées du Vatican met en valeur les liens étroits qui unirent François 1er au génie qui termina sa vie au Clos Lucé. Sous la tutelle du professeur Pietro Marani sont réunies des tableaux, des dessins, des œuvres d’orfèvrerie et des miniatures provenant de collections publiques et privées, italiennes et françaises. Elles mettent en évidence successivement les rapports entre la Cour de Louis XII, Léonard de Vinci et ses disciples, commandées par des personnages du rang de la Cour de Louis XII, comme Georges et Charles d’Amboise, Louise de Savoie, François Ier et le maréchal Jean-Jacques de Trivulce.

LÉONARD DE VINCI, PEINTRE ET ARCHITECTE

Le corps de bâtiment envisagé pour l’installation d’une nouvelle scénographie autour de la thématique « Léonard de Vinci, peintre et architecte » fait partie de la friche industrielle Guilleminot, attenante au parc du Clos Lucé.

La conception de la scénographie du « Laboratoire » se veut le révélateur et le guide pour mettre les visiteurs au contact avec la pensée et la méthode « Léonardienne ».

La scénographie par le jeu des échelles, l’envoûtement des reproductions, la matérialité des maquettes facilite l’immersion des visiteurs dans les multiples projets de Léonard de Vinci.

Les trois niveaux définissent trois espaces à l’identité propre, dont chacun provoque une émotion particulièrement mémorable : à la douce intimité de l’espace dédié au dessin succède l’explosion picturale de la grande fresque animée du « musée idéal » et se conclue par l’harmonie lumineuse et monumentale des projets architecturaux.

MAISON DU PATRIMOINE

Comment faire partager à des visiteurs novices cet intérêt pour un patrimoine, un lieu et un territoire singuliers ?

Nous pensons que c’est en combinant les moyens architecturaux, spectaculaires et multimédias, en les associant pour révéler l’intérêt de détails, en développant une intrigue qui implique chacun selon son niveau de connaissance avec les moyens de l’interactivité personnalisée, en faisant vivre en ce lieu une expérience inédite.

Chaque salle est dédiée à une thématique et constitue un univers scénographique à part entière.

La diversité des ambiances développées dans chaque salle s’oppose volontairement à l’aspect unique du grand volume de l’escalier monumental (MH). Celui-ci constitue un espace thématique traversant qui réunit les différents thèmes et porte l’unicité du site.

CENTRE D’INTERPRÉTATION DE L’ARCHITECTURE ET DU PATRIMOINE

Arc-en-scène est le mandataire de l’équipe de maitrise d’œuvre pour l’aménagement architectural et scénographique du futur Centre d’interprétation de l’architecture et du Patrimoine de la Ville de Dijon. « S’intégrer à la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin, projet culturel et urbain », « Porter l’image de la métropole dijonnaise au sein de la Cité Internationale de la Gastronomie et du Vin » le CIAP répond à de multiples ambitions.

Notre approche scénographique répond à la volonté de créer un équipement innovant porté par des supports multiples destinés à exprimer l’essence de l’identité urbaine de Dijon ville ô combien vivante dont la puissance est enracinée dans un Terroir et un Territoire d’exception qui a su effectuer une mutation dans le monde contemporain par une vision prospective.

Susciter l’imaginaire et offrir une dimension poétique intrinsèque à notre approche de la scénographie, tel est notre souhait.

CRÉATION D’UNE MAISON DE SITE

La maison de site de la forêt de Saoû prend place dans l’ancienne Auberge des Dauphins. Ce lieu va vivre plusieurs mutations : une mutation d’usage, en devenant un espace d’introduction à la forêt, ainsi qu’une mutation des regards sur l’auberge, elle devient une porte d’entrée du site pour une découverte ce nombreux sujets tant sur la nature que sur les patrimoines. La forêt est le sujet majeur.

Le parti scénographique propose de faire découvrir aux visiteurs la ligne de crête du synclinal de Saoû. En franchissant l’entrée dans la première partie d’exposition, ils découvrent une grande paroi silhouette qui se déplie et organise les différentes thématiques. Ce « paravent du savoir » est une strate verticale de matériaux translucide. Elle permet de comprendre la silhouette du massif et d’orienter les visiteurs sur la toponymie de ce massif exceptionnel.

MUSÉE BONNAT HELLEU

A la demande des architectes Brochet Lajus et Pueyo, Arc-en-Scène reprend le projet scénographique en phase PRO à la suite du muséographe Christian Germanaz. Le nouveau projet Bonnat Helleu rouvre ses portes sur la rue des musées.

Le musée d’origine est complété, et renforcé dans sa géométrie conçue autour du patio central : la nouvelle salle majeure qui prend place en balcon sur cour, à la place de l‘amphithéâtre des années 50, équilibre le parcours autour du patio; rien ne change dans les usages.

Les visiteurs retrouvent le musée Bonnat d’origine, comme si rien n’avait changé, et pourtant : les mosaïques réapparaissent, le parcours dans les étages autour du patio des donateurs, s’est épaissi sur cour, les combles invisibles ont fait place à la nouvelle salle majeure du musée. Inédite, elle parait pourtant tellement accrochée à la logique du musée d’origine, qu’il semble qu’elle a toujours existé ici. Des conditions favorables sont créées pour que le dialogue s’établisse entre les œuvres et le public pour un apprentissage du regard et un accès à la signification des œuvres.

HÔTEL DE LA MARINE

En décidant en 2014 de confier au Centre des Monuments nationaux l’Hôtel de la Marine après le départ de l’Etat-Major de la Marine Nationale, les pouvoirs publics ont souhaité que cet élément exceptionnel du patrimoine national soit, pour la première fois de son histoire, largement ouvert au public et qu’il contribue au rayonnement de la France par une approche innovante de la mise en valeur d’un certain nombre de composantes de l’excellence nationale.

Le parcours de visite patrimoniale de l’Hôtel de la Marine se déploie essentiellement au « bel étage », les espaces du monument présentant la plus forte valeur patrimoniale étant concentrés au premier étage, dans la logique même de l’architecture classique du XVIIIe siècle. Arc-en-Scène et Karine Chaunac s’associent pour rédiger deux des scénarii de visite parcourus en son binaural par les visiteurs.

Le parcours « siècle des lumières » : à travers une immersion dans les espaces, ce parcours se concentre sur l’époque où les appartements ont été aménagés, sur leurs usages et sur la société du XVIIIe siècle et le parcours «voyages dans le temps»: propose un récit sonore des événements et des thématiques marquants de l’histoire du bâtiment à travers plusieurs siècles.

 

MUSÉE DE LA RÉSISTANCE

Le musée de la Résistance situé à Mussy sur Seine est un musée citoyen dont le rayonnement s’étend à tout le territoire de l’Aube et au delà.

Le parcours est défini en 3 séquences :

  • La séquence 1 : L’engagement
  • La séquence 2 : La vie au maquis
  • La séquence 3 : Les conséquences de l’engagement.

Depuis la rue, le musée est un signal par son volume, par le matériau utilisé (l’acier cortène) et constitue déjà un repère pour le public.

La notion même de Résistance résonne au présent et s’ancre dans l’actualité. La séquence 2 est la plus emblématique du musée et illustre le maquis par une atmosphère maîtrisée évoquant la clandestinité, l’action mais aussi la répression. Un campement de fortune est évoqué au cœur du maquis; la vie quotidienne est au cœur de notre préoccupation pour que cet espace permette au visiteur une immersion sensible et une compréhension éclairée de la vie au maquis.

OSTREAPOLIS

PAYSAGE HORIZONTAL ET VERTICAL, révéler les lignes et les mouvements.

La scénographie propose une lecture du paysage sensible, émouvante et immersive : de l’échelle microscopique au grand territoire balancé au rythme des marées et des saisons. Elle positionne le visiteur comme observateur et acteur. La ligne d’horizon, limite entre ciel et terre, est positionnée à hauteur d’oeil du visiteur et révèle ainsi les lignes mouvantes : flottaison, haute et basse mer. La scénographie est un travelling vertical et horizontal, elle explore les sous-sols, la terre, les vases et le ciel. Elle souligne l’action des marées du Golfe, ses paysages et ses activités qui animent avec les flux et reflux (flox et jusant) les motifs marins : les activités humaines dont la pêche, l’ostréiculture, la plaisance, la saliculture et les habitants (faune et flore).

Billet et tablette numérique en main, le visiteur est invité à entrer dans l’espace de l’exposition permanente pour y découvrir la richesse d’un territoire façonné par l’homme et ses activités. Un sas introductif permet au visiteur de préparer son parcours scénographique. Le compagnon de visite numérique propose une approche ludo-éducative au travers des pôles du parcours d’exposition.